26.09.2010
Philippe Katerine
Bien sur, le coup de cœur de la semaine est Philippe Katerine. On peut penser ce qu'on veut de son album, ce n'est pas de la musique, c'est du foutage de gueule, tout le monde pourrait le faire....ce qui est faux!
Chacune des chansons, au delà de la musique, est une idée de Philippe Katerine. Et sa chance, c'est que chacune de ses pensées est au moins drôle (la reine d'Angleterre), parfois géniale (musique d'ordinateur).
A l'inverse du concept album qui se suffit a lui même, c'est un assemblage de petites histoires qui pourrait exister sans aucune relation;Album sans fin car, chaque jour, Philippe Katerine, j'en suis sur, a d'autres idées qui pourraient renouveler indéfiniment ce patchwork....
Et puis quelle liberté de pouvoir s'amuser à développer un petit truc rigolo et en faire un tube interplanétaire (au moins !) comme la banane.
Un album bizarrement, c'est aussi de la musique…. Ici, On peut supposer que les complices des Little Rabbits, toujours aussi efficaces, s'en sont donnés à cœur joie sur des titres comme Le rêve ou le Téléphone ou la Banane.
On trouve aussi plein de joyaux pops aux arrangements superbes comme sur Bla bla bla ou la Reine d'angleterre .Et puis toujours les petites mélodies bossas héritage des créatures, un de ses premiers albums.
Bref, rejoignons PK sur son velib pour une longue ballade en bord de Seine, la nuit ....
10:24 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : katerine, album, banane, décalé, chanson française
09.03.2010
The Stooges
S'il ne fallait garder qu'un album des Stooges, lequel serait-il ?
Le premier ? Mythique, qui contient le cri d'amour le plus primal de l'histoire du rock, je parle bien sur, du fumeux 'I wanna be your dog' mais aussi le doorsien et faiblard "We will fall".
Le troisième? Avec son blues magnifique "gimme danger" mais au mixage plus que limite ...
Le quatrième? Sorti en 2007, revival de ce groupe des années 70, mais qui présente, d'un point de vue musical, que peu d'intérêt...
Et bien non, ce serait, vous l'aurez compris si vous avez fait des études d'ingénieur, le second, "Fun house". En effet, c'est dans celui la que l'on retrouve toute l'énergie de ce band et que l'ont peut saisir le temps de son écoute, la philosophie de cette maison du plaisir hédoniste. Rock, blues, free-jaz rock; Tout est décliné sur les sept morceaux de ce monument du rock :
1. Down On The Street - 3:43
2. Loose - 3:34
3. T.V. Eye - 4:17
4. Dirt - 7:03
5. 1970 - 5:15
6. Fun House - 7:47
7. L.A. Blues - 4:57
11:54 Publié dans Si je devais n'en garder qu'un | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.02.2010
The Rolling Stones
Et bien non, ce ne sera pas le fumant « Beggars banquet », le salace banquet de clochards ou l'on ressort sale et déglingué...
Je garderais le suivant, « Let it bleed » de 1969, dernière collaboration de Brian Jones avec le groupe mais aussi arrivée du brillant et sous-exploité Mick Taylor, la recrue de vingt ans et transfuge des Bluesbreakers de John Mayall.
On entre tout de suite dans le vif du sujet avec un « gimme shelter » puissant qui recherche un abri face à un monde de plus en plus dévasté par la folie et la guerre du Vietnam…
Les origines blues de la musique des Stones sont aussi magnifiquement mises en avant par une reprise magique du "Love in vain" de Robert Jonhson, puis par un "midnight rambler" de six minutes et cinquante secondes que Keith Richards qualifiera d'opéra blues....
La chanson éponyme et sa guitare slide cool est un hymne hédoniste ou le sexe et les drogues sont les échappatoires d’un monde trop rigide.
On finit par un gospel sur le magnifique "You can' always get what you want" qui avant de devenir la musique d'une publicité Apple, annonçait la fin du Swingin London des années soixante.
16:32 Publié dans Si je devais n'en garder qu'un | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note












